Pour qui? Il est employé dans les traitements de certaines formes de rhumatisme et d’arthrose, des tendinites, des lombalgies, des sciatiques, ou encore des règles douloureuses. Il n’est pas indiqué en cas de douleurs dentaires car son effet anti-inflammatoire pourrait masquer une potentielle infection.
Quelles précautions? Tout comme l’aspirine, mais dans une moindre mesure, l’ibuprofène fluidifie le sang. Ce médicament est donc à proscrire en cas d’asthme ou d’antécédents d’hémorragie ou d’ulcères. Il est également contre-indiqué dans les cas d’insuffisance hépatique, cardiaque ou rénale.
Les femmes enceintes, elles aussi, ne doivent pas en consommer à partir du cinquième mois car des risques existent pour le fœtus. Pour ce qui est de la première phase de la grossesse, les effets sont encore mal connus: la notice du médicament n’indique rien à ce sujet, mais des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) affirment que l’ibuprofène serait dangereux pour le fœtus dès les premières semaines de la grossesse. Concernant l’allaitement, l’ibuprofène passe en faible quantité dans le lait maternel. Par mesure de prudence, son utilisation est donc déconseillée pendant cette période.
Dans tous les cas, il est impératif de ne pas dépasser les doses et la durée de traitement indiquées par le médecin, au risque d’effets indésirables graves: brûlures d’estomac, irritations ou saignement du tube digestif, réactions allergiques, crises d’asthme, fatigue ou encore déshydratation. Par ailleurs, l’ibuprofène faisant partie des AINS, il a un effet inhibiteur sur l’ovulation, susceptible de diminuer la fertilité chez la femme. Toutefois, cet effet est réversible lors de l’arrêt du traitement.
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